Connaissez-vous le morta ? Il s’agit d’un chêne des marais de Brière. Née il y a 5 000 ans, la chênaie fut enfouie dans le sol par des bouleversements géologiques dus à des allers/retours de la mer vers la terre. Protégés par la tourbe brune puis la tourbe noire, les chênes se sont fossilisés, chargés en silice. C’est ce minerai qui leur confère leur belle couleur noire comme l’ébène aux reflets cuir naturel. C’est pourquoi on le surnomme l’« or noir de la Brière ».
Extrait à la main (avec quelques outils rudimentaires comme des sondes, pelles et chèvres), le morta porte la noblesse de ces milliers d’années passées à attendre. Élément crucial du patrimoine briéron, il trouve son nom dans le patois local. La littéraire classique le place d’ailleurs au centre de ses intrigues. Contes, légendes, romans (La Brière d’Alphonse de Châteaubriant) et ouvrages scientifiques (Lionel Visset) le mettent à l’honneur.
Le couteau Morta, couteau de collection, et pourquoi pas ? Le rangerez-vous parmi les couteaux régionaux, les couteaux haut de gamme ou les couteaux originaux ?