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Le JT de TF1 en Brière

Le JT de TF1 en Brière | Calme et beauté du marais

13 h, les Français déjeunent, prennent leur pause au bureau et allument leur petit écran. Entre deux bouchées de pain tartinées d’un peu de beurre au sel de Guérande, ils écoutent avec attention le présentateur préféré de l’hexagone. Jean-Pierre Pernaut. Silence, le journal télévisé de 13h commence ! Le JT, comme on dit, aime à mettre à l’honneur les belles régions françaises ainsi que leurs artisans. Tradition, patrimoine et terroir, trois ingrédients de la formule magique du documentaire idéal. Ce jour-là, le JT de TF1 s’invite en Brière et envoie ses reporters filmer les marais et ses joyaux, parmi lesquels le Morta, dont sont issus nos fameux couteaux de l’atelier JHP. Bienvenue chez nous !

Parc Naturel Régional de Brière | Le marais et ses secrets

Dès la première image, l’écran de télé donne le ton. Direction, le Parc Naturel Régional de Brière en Loire-Atlantique (44). Cette zone marécageuse située entre l’embouchure de la Loire et le Morbihan renferme nombre de trésors. Une biodiversité d’une extrême richesse où cohabitent colverts, hérons cendrés, aigrettes, échasses blanches et autres oiseaux dont les saisons rythment la présence. Dans les « bourgs », petits villages autour de Saint-Lyphard, les chaumières regardent tranquillement les chalands déambuler sur les canaux de Bréca ou sur le port de Tréhé.

Mais c’est près de la commune de Saint-André-Des-Eaux que je roule devant les yeux même pas étonnés des chevaux. Les reporters et leurs caméras filment et suivent mon véhicule à travers la campagne guérandaise. Le jour se lève à peine, la rosée apparaît, la fleur de sel monte à la surface, mais tel Indiana Jones de Brière, comme me surnomment les journalistes, je file à la recherche de mon Graal, l’or noir des marais, le Morta.

Alain Ammar, Éric Delpech et Serge Jou se mettent en chasse et m’accompagnent vers l’ouest, à travers les prairies parfois gorgées d’eau.

La caméra s’attache alors à suivre le mouvement incessant de la sonde. À la force des bras, elle s’enfonce, remonte, replonge dans le sol, jusqu’à ce qu’elle rencontre un obstacle. Bim ! Lorsque le bruit sourd retentit, c’est la serrure de la cassette qui saute, la cachette qui révèle son secret, la présence d’un tronc de Morta. La victoire est là, tout près, un mètre environ la sépare de la surface de la Terre.

Reste tout de même à l’extraire, et ça, c’est une autre paire de manches (sans jeu de mots évidemment 😉).

Mais, me direz-vous, pourquoi chercher un tronc d’arbre au beau milieu d’un champ ?

Lorsque les arbres sont tombés, ils ont été lentement avalés par le sol instable, constitué de tourbe en formation, ils ont donc été plongés en anaérobie, privés d’air et d’oxygène, d’où leur admirable conservation.

Le JT de TF1 en Brière s’intéresse au Morta

J’adore raconter cette formidable épopée. Il y a 5 000 ans, une forêt de chênes s’est littéralement enfoncée dans le sol. La tourbe a fait office de sarcophage naturel et a pris soin des troncs, les nourrissant comme une mère louve. Aujourd’hui, ils sont quasi fossilisés et nous offrent un matériau d’une noblesse extrême. Travailler le Morta, c’est un art, mais surtout un privilège pour toute l’équipe.

Depuis tout petit, je suis fasciné par cet outil pourtant commun, le couteau. Dès mon plus jeune âge, j’en fabriquais. Puis, après des années passées dans une autre vie professionnelle, j’emménage en Brière et entame la lecture du livre de René de Chateaubriand, la Brière. Quelle surprise de découvrir ce bois dont je n’avais jamais entendu parler. Bien évidemment, premier réflexe, chercher un couteau au manche de Morta. Et là, deuxième stupéfaction, l’objet n’existe pas. Vous imaginez ou connaissez la suite. Cela amène à une entreprise de 7 personnes et un chien, oui oui, j’y tiens, avec une production qui ne cesse d’augmenter face à l’engouement des férus de belles choses et de valeurs traditionnelles.

Cette formidable matière première, véritable ADN de l’atelier JHP, est transformée de façon artisanale, en manches de couteaux. Parmi les clients et amateurs de ces objets, le restaurateur local Éric Guérin, chef étoilé, compare leur utilisation à « une balade en Brière, un premier matin d’automne », déclare-t-il à la caméra de TF1.

Lui aussi, est un amoureux de la région, mêlant gastronomie, faune et flore dans ses assiettes, sa manière à lui de rendre hommage à l’inestimable patrimoine local.

L’artisanat en Brière est une seconde nature. Nous sommes nombreux à aimer le travail à façon et la mise en valeur de notre si belle région briéronne. Merci aux caméras de TF1, aux reporters et à Jean-Pierre Pernaut pour cette visite. Notre porte reste ouverte, visitez notre atelier et notre boutique, vous y découvrirez les couteaux de cuisine et de table, couteaux fixes ou pliants. Le sourire est inclus. Et oui, recevoir est aussi un art à la française.

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